Le Nouveau Festival, créé en 2017 par la Région Nouvelle-Aquitaine avec les académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers, est à sa 10e édition en 2026 l’un des plus grands rassemblements culturels lycéens de France : 2 500 participants, 124 établissements. les lycéens et apprentis sont à la fois les seuls artistes et les seuls spectateurs, présentant pendant deux jours au Rocher de Palmer à Cenon des travaux conduits tout au long de l’année, dans des conditions de production et de scénographie professionnelles. Ces travaux couvrent une quinzaine de domaines, des arts plastiques à la musique en passant par la vidéo, la mode ou l’improvisation. À sa 10e édition en 2026, le festival totalise plus de 2 241 projets depuis sa création en 2017, avec la particularité que lycéens et apprentis sont à la fois les seuls artistes et les seuls spectateurs.
J’y suis intervenu sur trois dispositifs pour mettre en œuvre le travail des lycéens. Le premier projet était un mapping de sous-titres projetés sur des cartons, sur le thème du temps qui passe : le dispositif diffusait un montage mêlant extraits d’interviews et citations, les textes se superposant aux surfaces de manière à jouer avec la lisibilité et la temporalité. Avec Touchdesigner j’ai utilisé le film sous titré et isolé automatiquement le mot le plus long, le mot le plus court et un mot de longueur moyenne pour pouvoir les mapper facilement. Resolume assurait ensuite le mapping avec deux vidéoprojecteurs sur les côtés de la pièce.
Le deuxième était une matrice d’écrans récupérés dans un lycée, disposés en une grille de 5 écrans par 4 écrans et diffusant des expériences de chimie filmées par les élèves — avec une particularité : la configuration de diffusion changeait à chaque nouveau média, donnant a voir une combinaison inédite a chaque renouvellement. Touchdesigner m’a permis de créer un système de media server sur mesure, a chaque fin de lecture d’un média la programmation prenait 4 vidéos de manière aléatoire parmi les vidéos des étudiants, et choisissait de manière aléatoire parmi une dizaine de matriçages différents.
Le troisième projet était un réseau d’écrans distribués dans l’exposition, alimentés par des BrightSigns connectés en réseau. Ces écrans diffusaient alternativement les œuvres des élèves et le retour d’une caméra pointée sur le mapping, créant une boucle entre la création, sa captation et sa rediffusion — et faisant du dispositif technique lui-même une partie du propos. chaque brightsign était programmé en réseau pour attendre des instructions UDP , les rendant pilotables et automatisables pour les changements d’affichage, la diffusion de la webcam était assurée par OBS studio.
l’article de Sud-Ouest sur le nouveau festival :
